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Radio Cité

6 août 2020

Dossier – L’impact économique et communautaire de la présence du Campus Saint-Jean dans le Quartier francophone d’Edmonton

Le Campus Saint-Jean souffre de sous-financement chronique, notamment en matière d’infrastructures. Le gouvernement de l’Alberta a refusé à répétition de répondre aux besoins immobiliers de l’établissement postsecondaire et n’a fourni aucune contribution provinciale équivalente aux fonds fédéraux offerts pour des projets d’infrastructures depuis de nombreuses années. À la suite des récentes compressions budgétaires du gouvernement de Jason Kenny imposées à l’Université de l’Alberta, la situation est devenue critique.

En mai dernier, l’ACFA a lancé une campagne de sensibilisation Sauvons Saint-Jean. De multiples exercices de relations publiques avec, entre autres, le ministère de l’Éducation supérieur et les dirigeants de l’Université, ont eu lieu. 1 000 lettres quoi provenaient de partout au pays ont été écrites en appui à l’établissement postsecondaire francophone. Malgré tout, il y a quelques jours, le gouvernement de l’Alberta annonçait un engagement de 98 millions de dollars pour améliorer l’infrastructure d’établissements postsecondaires de la province, dont l’Université de l’Alberta, mais rien qui tenait compte du Campus Saint-Jean.  Celui dépend entièrement des décisions de l’Université.

Puis, dans un courriel envoyé aux membres de la faculté francophone de l’Université de l’Alberta, le doyen du Campus Saint-Jean, Pierre-Yves Mocquais, révélait que 6 des 9 scénarios de restructuration élaborés par la direction de l’Université de l’Alberta pourraient rayer de la carte le Campus Saint-Jean, le seul établissement postsecondaire francophone à l’ouest du Manitoba.

À ce micro, la semaine dernière, la présidente de l’ACFA, Sheila Risbud, exprimait sa vive déception de la situation. Il est maintenant question de prendre les démarches nécessaires pour attaquer de front en se servant d’un recours juridique si le contexte politique ne permet pas de trouver la solution pour la rentrée scolaire de 2020 en septembre qui arrive vite.

Si le Campus Saint-Jean devait disparaître, on n’imagine pas la grande perte pour la communauté francophone en général ainsi que pour le Quartier francophone, le French Quarter, et ses membres, les commerçants de la grande région Bonnie Doon.

Pour commenter ce dossier, une table de discussion a été organisé dans le cadre de l’émission En route! L’animatrice, Carole Saint-Cyr, a discuté de la situation avec Adam Ziel, membre du conseil d’administration de l’Association du Quartier francophone et ex-étudiant du Campus, Joris Desmares-Decaux, directeur au développement, services aux entreprises et responsable du secteur jeunesse du Conseil de développement économique de l’Alberta et membre également du CA du Quartier francophone, ainsi que Jean-Paul Gasigwa, récent diplômé du Campus Saint-Jean et animateur de l’émission Le café du savoir.

Partie 1 – Que représente la présence du Campus pour la vitalité économique de son quartier?

Partie 2 – Que représente l’existence du Campus pour le développement de la communauté francophone d’Edmonton, de l’Alberta et même du pays?